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Entre deux textes à rendre - 3

Techniquement, le titre de ce billet n'est pas valide pour cette fois, mais je n'allais pas changer de formulation pour si peu. Considérez-le pour ce qu'il est, un rendez-vous épisodique !

Dictionnaire des yōkai :
Pour faire court, les yōkai, ce sont les fantômes/esprits (et/ou monstres) du folklore japonais, qui peuvent se montrer aussi bien affables que plus... terrifiants. On en croise évidemment souvent dans les mangas, les films, les estampes bien sûr, etc...
Et je dois dire que sitôt repéré en vitrine, cet ouvrage (comportant des centaines de références) m'a tout de suite fait envie. J'ai finalement sauté sur l'occasion et il vaut franchement le coup. Complet, soigné, fort bien illustré... C'est une vraie réussite. Mine d'informations précieuse, il reste de plus tout à fait abordable.
Et en prime, il y a même un lien avec mon projet n°2 alors, que demander de plus ?

Journey - version Playstation 4 :
J'avais adoré l'expérience Journey sur Playstation 3. Jamais un jeu n'avait sans doute aussi bien porté son nom. Bon, à part peut-être un Yatagarasu : Attack on Cataclysm. Je l'avais même classé en tête de mon top 10 fantasy de l'année 2012 sur Elbakin.net, devant n'importe quel roman, film... tout ce que vous voulez.
La beauté envoûtante de sa mise en scène, sa bande originale vibrante, l'émotion qui se dégage de chaque étape de ce voyage (trop court), grâce à une narration aussi limpide que parfaite... N'en jetez plus. J'ai été ravi de découvrir que le jeu avait été le plus téléchargé du mois sur Playstation 4 en juillet et si vous n'avez encore jamais posé vos mains dessus... Dépêchez-vous !

Frank Carter & The Rattlesnakes :
Si vous cherchez des morceaux qui font du bruit sans se départir d'une certains recherche mélodique entre deux hurlements de rage... Je vous le recommande là encore. Et c'est une totale découverte pour moi, qui ne connaissais d'ailleurs guère plus le précédent groupe de Carter, Gallows. Mais une chose est sûre, il n'a visiblement pas perdu son énergie en passant d'un projet à l'autre, sans compter son autre groupe, Pure Love. Si les textes notamment ne sont pas toujours très originaux, ils transpirent la sincérité.

Pour une nouvelle, c'est une bonne nouvelle !

Il y a des semaines qui commencent mieux que d'autres !
C'est le cas de celle-ci, en apprenant lundi de bon matin que j'avais une nouvelle retenue dans l'anthologie Routes de légendes dirigée par Estelle Faye et Jérôme Akkouche. 
En tant que lecteur, j'ai toujours aimé les nouvelles et je lis en général trois ou quatre recueils par an, minimum. Créer une atmosphère envoûtante, des personnages crédibles et une histoire prenante en quelques pages, c'est tout un art.
Et un exercice délicat qui, pour moi, plus encore qu'un roman, passe avant tout par une vision marquante ou une (très) bonne idée de départ. Dans le cas de mon texte, ce n'est évidemment pas à moi d'en juger ! Mais je suis vraiment content de me retrouver au sommaire de cette anthologie (et même ému du mail que j'ai reçu et des termes employés pour qualifier mon texte), avec une nouvelle que je n'ai pas ménagée !
Une chose est sûre, il n'y a toujours pas de capuche en vue. A vrai dire, je ne reviendrai pas sur le fond de l'histoire ici et maintenant (c'est sûrement trop tôt de toute façon), mais je crois que le contexte a de quoi surprendre.
Finalement, ce n'est que le second appel à textes auquel je réponds dans ma vie et le premier remontait à des années. Je devrais peut-être m'arrêter là pour conserver un taux de réussite de 50% ! ^^
Pour "fêter" ça et commencer à faire la distinction entre mes travaux en traduction et "le reste" vous aurez peut-être noté l'apparition d'un onglet Écriture dans le menu. 

It's The Final Countdown!

Bon, "final", je n'en suis pas encore sûr, évidemment, mais là, le plus gros est fait...

Ironique de parler de "gros" quand on songe que j'ai pour ainsi dire passé mon temps à couper, couper et encore couper. Avant de rajouter quelques éléments ici ou là, certes. D'ailleurs, on peut même noter un petit changement du nombre de signes par rapport à ce tweet. En tout cas, voilà le manuscrit adressé à qui de droit.

Ah, oui, histoire de préciser, je parle bien de mon roman Le village. Même si je devrais sous peu vous entretenir d'autre chose dans le domaine de l'écriture... ou de la traduction ?
Peut-être bien des deux.

Et pour finir...

3 questions à...

En avril, au détour d'un billet, je vous avais proposé de me poser des questions sur le métier de traducteur... Avec, soyons fous, l'idée d'en sélectionner 5.
Mais la vie est bien faite, puisque je n'ai même pas eu besoin de trancher. ;-)
Voici (enfin...) un retour là-dessus, avec les réponses aux trois questions que j'ai reçues.
 

Question de Sheila.
En tant que traducteur, au moment où tu reçois une nouvelle traduction à faire, comment commences-tu ? Lis-tu tout le livre une ou plusieurs fois et ensuite tu traduis ? Est-ce que tu traduit direct, mot à mot et ensuite t'y mets du sens, est-ce que tu lis en vo, note des éléments et ensuite tu relis pour compléter ? Bref... Comment attaques tu une nouvelle traduction ?

Eh bien, l'idéal évidemment, c'est de pouvoir lire le roman à tête reposée avant de l'entamer. Parfois, on peut simplement prendre quelques chapitres d'avance sur soi-même, mais c'est toujours ça de gagné. Mais une fois lancé, je reste... sur ma lancée. Je traduis chapitre par chapitre, en général aussi vite que possible, et je reviens ensuite sur mon texte via plusieurs relectures. L'autre approche consiste souvent à avancer plus lentement mais à rendre un premier jet quasiment parfait. J'avoue que j'ai plus de mal avec cette méthode de travail à titre tout personnel. Je me sens en quelque sorte "soulagé" de finir le premier jet du roman tout entier.
Sans doute une peur toute scolaire de rendre une copie blanche !

Question d'Antoine.
Quels sont tes rapports avec les éditeurs ?


Ce sont bien sûr des acteurs incontournables ! Maintenant, comme partout, en général, on est plus à l'aise avec quelqu'un avec qui on a pu échanger de vive voix, etc, qu'au bout d'un simple mail... En général, j'y tiens, car il y a des exceptions comme partout ! Avec le recul, j'aurais sans doute eu beaucoup de mal à travailler avec certaines personnes. Mais on ne peut pas tout accepter sous prétexte que l'on doit rendre un texte bien entendu aussi soigné que possible. Même si certains choix n'ont rien de facile. Jusqu'à maintenant, je m'estime chanceux.

Question de Mathieu.
Les éditeurs répètent que la situation est de plus en plus dure. C'est vrai ?


Pour répondre d'un mot : oui. Et on tombe assez vite dans un cercle vicieux : moins de ventes, moins de titres, moins de traductions ! C'est aussi simple que ça. Quand on est traducteur, on sait bien sûr que l'on est avant tout un "mercenaire des mots" et que comme tout mercenaire, il arrive parfois que personne n'ait besoin de nous engager... Alors il faut savoir rester prudent, tenter de se diversifier, et je dois dire que j'ai aussi la chance d'avoir une compagne qui travaille. Ça compte.
 

Sortez les violons !

Festival d'Eté de Québec 2015

Oui, un billet 100% musical cette fois !
Après tout, j'aborde parfois cet art ici-même, sans parler de certaines interventions à ce sujet sur les réseaux sociaux.
Et puis, qui ne travaille pas en musique ? Pas moi en tout cas.

L'un des avantages d'avoir déménagé à Québec, c'est bien de profiter de son festival d'été. 10 jours de concerts sur trois ou quatre scènes différentes, pour un "macaron" à 80 dollars tout compris.

Le meilleur :

Family of the year, jeudi 9 juillet :

Seul bémol, le parc de la francophonie, c'est tout petit ! Mais même derrière les grilles, un très bon moment, et pas seulement à base de ballades larmoyantes... 

Royal Blood/Foo Fighters, samedi 11 juillet :
Et ce même si le concert des Foo Fighters fut interrompu définitivement au bout de 4 morceaux à peine... Mais l'atmosphère toute particulière de cette soirée sous l'orage, la qualité du show proposé malgré tout, la foule déchaînée... Mémorable.

IAM, jeudi 16 juillet :
4eme venue du groupe mais premier passage sur les plaines d'Abraham... Efficace et rythmé, avec un public qui connaissait mieux les classiques que ce que j'aurais cru.

Interpol, vendredi 17 juillet :
Très belle performance, bien que manquant un peu de cœur. Pas vraiment de communion avec le public (ah, cette formulation bateau...) malgré la présence de nombreux fans.

Deep Purple, dimanche 19 juillet :
Je n'en attendais rien, je ne connaissais quasiment rien du groupe à part Smoke On The Water - désolé... - et j'ai été agréablement surpris, malgré les 12° à cause du vent.

Le "c'était bof ou pas loin" :

Évidemment, pas fou, nous avons fait l'impasse sur l'affiche du dimanche 12... Iggy Azalea. Arrivée en retard, à peine une heure de show, "l'artiste" s'est vue par la suite sifflée à chaque passage de son "tube" dans les enceintes, même une semaine après. Chapeau !
Malgré une foule impressionnante de 100 000 personnes, je n'ai pas été plus sensible que ça aux Rolling Stones. Difficile de ne pas avoir l'impression que, comme d'autres cela dit, ils tournent avant tout pour faire entrer des sous dans la caisse... Alors quand, en plus, on n'est pas fan... 

Le reste :

Megadeth, Boston, Viet Cong, Future Islands, Skrillex, Diplo... Du bon, du très bon ou du "Bon, heureusement qu'on est assis dans l'herbe fraîche un soir de juillet, oh, tiens, regarde ce qui se passe dans les fourrés", mais pas de grosse découverte.

Bonus :
La chaîne Youtube du festival, bien remplie.
D'ailleurs, on peut souligner aussi que globalement, l'organisation était très bonne.

 

La bande originale d'un roman

Vous l'avez peut-être remarqué au détour d'un tweet, je suis actuellement en pleine relecture pour Le village (ah, ces noms de code...).
Pour m'accompagner durant ces longues heures à arpenter des rues que je croyais connaître si bien (on apprend constamment) et parce qu'après tout, je le faisais déjà à l'époque des FAAB sur Elbakin.net, je m'étais dit depuis longtemps que je me proposerais quelques pistes d'écoute pré-lecture ou pour la lecture bien sûr.
Qu'il soit question simplement de l'ambiance née de la musique ou bien de paroles en harmonie avec le contenu du roman, je vais sans doute égrainer diverses mélodies au fil de l'été...

Et je commence donc avec un morceau tiré d'un album qui globalement m'a déçu, comme je l'expliquais dernièrement.
Mais c'est l'avantage d'une playlist, le choix !

 

Entre deux textes à rendre - 2

The Art of Mad Max Fury Road :
Si, comme moi, vous êtes encore perdus sur les routes du chaos... Je vous invite fortement à découvrir cet autre beau livre, qui représente surtout une incroyable mine d'infos et un véritable plaisir pour les yeux renouvelé à chaque page.
Avec comme l'impression de revoir le film de George Miller défilé devant nous... Une vraie leçon de mise en scène, même si on aurait voulu en voir encore plus !

 

 

 

The Witcher 3 - Wild Hunt :
Entre deux textes, certes, mais vu la durée de vie du RPG de CD Projekt... Je suis parti pour dire entre deux années !
Certains le savent, je ne suis vraiment pas un grand fan des romans de l'auteur polonais Andrzej Sapkowski. Heureusement, la trilogie vidéoludique inspirée par eux transcende son matériau de base à tous les étages, profondeur des personnages, déroulement de l'intrigue, utilisation de ce cadre plus proche des contes dans leur noirceur originelle que de la fantasy épique moderne...
Et même en suivant une grande histoire bien définie, il y a largement assez de quoi faire pour que votre aventure ne ressemble pas du tout à celle du voisin.

Of Monsters and Men - Beneath the Skin :
Difficile de passer après un premier album aussi réussi que celui signé par les Islandais de Of Monsters and Men.
Je ne suis pas un grand spécialiste musical, si bien que mon appréciation dans ce domaine est souvent... purement sensorielle, instinctive. Peut-être que le groupe a hésité à chercher le renouvellement, à s'éloigner de ce qui les avait rapproché du public ? Car si cet album se montre solide, si ses textes paraissent plus travaillés, l'ensemble demeure si proche du précédent qu'une légère sensation de déception s'installe après une première écoute.
Maintenant, cet album reste à la fois délicat et doux-amer...