D'une genèse compliquée - le saviez-vous, une partie du premier tirage avait pris l'eau chez l'imprimeur et il avait fallu tout relancer… - à une chronique très positive dans la revue Bifrost, du soutien de quelqu'un d'aussi renommé qu'Estelle Faye à ma première nomination aux prix Imaginales, Le Village reste un texte qui compte à mes yeux.
Dix ans plus tard, il est introuvable et évidemment, j'aimerais qu'il en soit autrement… Mais je vous déconseille de vous le procurer à un tarif astronomique en occasion ! En 2016, même si je connaissais déjà bien le petit milieu de l'imaginaire en tant que traducteur ainsi qu’avec ma casquette “Elbakin.net”, je nourrissais forcément bien davantage d'illusions qu'aujourd'hui quant à celui-ci. On peut dire la même chose de tous les milieux professionnels, mais tout n'est pas rose, loin de là, et certaines personnes se feront un plaisir de vous marcher dessus.
Heureusement, comme partout là aussi, on trouve des gens de bonne volonté. Concernant Le Village, je dois remercier une fois encore Simon Pinel - aujourd’hui chez Argyll - pour m’avoir encouragé à reprendre l’écriture et Patrick Dechesne, des éditions de l’instant, pour avoir cru en ce texte. Et comment ne pas citer Marc Simonetti pour sa somptueuse illustration de couverture ?
Dix ans plus tard donc, j'ai beau savoir, par ailleurs, que certaines choses - beaucoup - ne se contrôlent pas, surtout dans l'édition, ce n'est pas quelque chose qui devient plus aisé à appréhender et surtout à accepter avec le temps, du moins pour moi. Je m’y emploie, sincèrement, mais ça me semble peine perdue à mon âge ! J’envie un peu, je l’admets, ceux dont le parcours semble tout tracé dès le premier roman. J’y ai cru moi-même, et j’ai eu droit à de belles marques de reconnaissance, mais entre coups du sort et envies qui ne collent pas aux tendances successives en librairies, je me rends bien compte que non.
Voilà, ces derniers temps, je ne sais pas trop où l'écriture me mène, je suis envahi de doutes, et j'ai la sensation de faire énormément de surplace, mais… je ne pouvais pas ignorer cet anniversaire !
