2013 se termine tout bientôt et j'ai déjà abordé les premiers mois de l'année prochaine dans le cadre de mon billet précédent.
En attendant, c'est "relâche", même si cela n'existe jamais vraiment pour un traducteur - surtout avec un site comme Elbakin.net à côté, par-dessus le marché. On a envie de rattraper son "retard", de rédiger de nouvelles chroniques avant la fin de l'année, l'actu ne prend qui plus est pas de vacances, etc, etc...
Mais, si tout va bien, 2014 arrivera en temps voulu, avec peut-être bien de nouvelles rubriques en vue sur ce site...
Allez, on croise les doigts ?
News
Un petit coup d'oeil sur le planning !
Pour le début de l'année...
Mars : The Thousand Names de Django Wexler, chez Panini Books/Eclipse.
Avril : The Grim Company de Luke Scull, chez Fleuve Noir.
Mai : The Secrets of Ordinary Farm, de Tad Williams et Deborah Beale, chez PKJ (Pocket Jeunesse).
Et tant d'autres choses dont je ne peux pas encore parler ! Ah, la, la...
Quand un auteur répond à toutes mes questions avec le sourire !
Si ce blog était un Tumblr, part V...
300 pages relues en un week-end
Tout est dans le titre !
Bon, 294 pages en réalité, si vous voulez vraiment tout savoir.
Apparemment, il y aura un joli lot de jeux d'épreuves et il faut donc se dépêcher !
Espérons que ce soit bon signe.
Reportage au coeur des troupes
Ayant débuté ma carrière de traducteur sur Le Régiment Perdu de William Forstchen avant de me pencher sur la trilogie des Elfes de Fer de Chris Evans, là encore dans les pas d'un régiment, je commence à bien connaître la fantasy dite militaire.
Du moins, à mon humble avis.
Et c'est un sous-genre, si l'on peut dire, qui demande de réels efforts à l'auteur pour ne pas égarer le lecteur sous un tombereau de termes connus des seuls spécialistes ou de détails inutiles, car c'est l'histoire qui y perd au bout du compte.
Évidemment, comme chaque fois qu'il est question d'aborder un domaine spécialisé, le traducteur doit en général faire des recherches plus poussées que "simplement" vérifier les différentes nuances d'un verbe par exemple. A l'image du vocabulaire de la marine ou de celui de la... fonderie, l'exercice nécessite une gymnastique certaine, puisque ce n'est pas tout de savoir à quoi correspond ce nom que l'on n'avait encore jamais croisé en 15 ans de lecture en langue anglaise, encore faut-il le replacer dans son contexte et bien comprendre ce que l'on raconte.
C'est une discipline (tiens, tiens...) que je retrouve ces jours, en me replongeant dans The Thousand Names de Django Wexler, qui pour le coup revendique pleinement son appartenance à la fantasy militaire. Et l'auteur a visiblement trouvé le bon angle : s'attacher aux personnages qui peuplent son récit et ne pas étourdir le lecteur - et son traducteur ! - tout en restant précis et exigeant.
D'ailleurs, je vous laisse, je dois retourner sur le champ de bataille !
La dernière ligne droite
Quand on termine une traduction, surtout avec 5 jours d'avance (youpi !), il y a quelques petites choses qui se répètent au fil des romans...
- Finir sa relecture globale du texte.
- Se coltiner les termes en anglais (par exemple, des noms de lieux) que l'on avait volontairement laissés de côté pour la fin.
- Vérifier que ses Chercher/Remplacer "collent", si par exemple le terme que vous remplacer change de genre.
- Traduire les remerciements ! C'est peut-être bête, mais c'est l'une des choses que je fais en dernier. Quand je traduis, je me concentre en premier lieu uniquement sur le roman proprement dit.
- Vérifier que l'on n'a pas oublié, au hasard, de se charger de la carte. Après tout, c'est vite arrivé...
- Ajouter une petite fiche de traduction avec une proposition de 4eme de couverture, de titre français...
- Ne pas oublier de SAUVEGARDER en ligne son travail, pour plus de sécurité.
Et le tour nous donne The Grim Company de Luke Scull, parfait mélange de David Gemmell et Joe Abercrombie, même si l'auteur n'aime pas trop cette comparaison. Mais il faut bien aussi tenter d'être vendeur ! Ça fait partie du job...
A paraître au Fleuve Noir au premier trimestre 2014 !
Au courrier du mois de novembre...
J'ai reçu mon carton d'exemplaires auquel j'ai droit en tant que traducteur du roman.
La voie du dragon de Daniel Hanover/Abraham arrive dans tous les cas en librairie jeudi 14 !
Autrefois, les dragons régnaient sans
partage sur le monde. Mais ils ont disparu de la surface de la Terre...
et la magie avec eux.
Les royaume des hommes ont survécu, de même que les sanglantes intrigues
de cour qui les animent. Et les seigneurs continuent à se servir aussi
bien de la guerre que du commerce pour asseoir leur domination.
Cithrin, orpheline, surdouée de la finance, Marcus, ancien soldat brisé
par la mort de sa femme et de sa fille et Geder, noble philosophe en
quête des origines du monde n'ont rien en commun.
Pourtant, ces trois personnages vont se croiser sur l'échiquier d'un
terrible conflit annoncé. Un conflit qui, une fois déjà, a détruit le
monde. Et ouvert la Voie du Dragon.
On notera la présence d'un bandeau rouge, qui, et ce n'est pas si courant, fait l'effort de ne pas gâcher l'illustration de couverture !
Daniel Hanover s'affiche !
Au courrier vendredi...
Le Fleuve Noir a décidé de "faire les choses en grand", avec de jolies affiches pour La voie du dragon, à paraître le 14 novembre.
Évidemment, George R.R. Martin est mis en avant, mais c'est de bonne guerre ! En revanche, j'avoue que je ne peux vous expliquer la présence de cet aigle, mais...
Il s'agit du premier tome (non découpé) d'un cycle prévu en cinq volumes !
