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Le Livre des Martyrs : c'est reparti !

Aujourd’hui 26 avril 2019 constitue une date importance puisque pour la première fois depuis plus de 10 ans, un roman inédit de Steven Erikson débarque en librairie en France, à savoir, bien entendu, Les Souvenirs de la Glace, considéré par beaucoup comme l’un des sommets du cycle. Toujours aux éditions Leha, et traduit par Nicolas Merrien.
Mais, il en réalité déjà temps de passer à la suite… et c’est ainsi que j’ai repris à mon tour le collier, pour replonger dans l’univers des Malazéens dès maintenant, avec la traduction du tome 6, The Bonehunters, désormais officiellement lancée !
La parution est prévue pour l’automne… 2020, mais si cela vous paraît loin, n’oubliez pas qu’après le tome 3 et avant le 6, vous aurez les 4 et 5 à lire ! Et de mon côté, vu la longueur du roman, j’ai largement besoin de tout ce temps !
En attendant… bonne lecture des Souvenirs de la Glace !

Couverture de l’édition Subterranean Press.

Sortie traduction : Dans la loyauté et la foi

Avec la "folie" Livre Paris, j'ai un peu oublié de mentionner la parution la semaine passée - après une sortie en avant-première - de Dans la loyauté et la foi de Rachel Harrison, un roman dans l'univers de Warhammer 40K.

Un roman que j'ai traduit fin 2018 et qui fut pour moi une sorte de petite récréation. Et un roman, très sincèrement, qui comme certains de Dan Abnett, n'a pas à rougir devant de nombreuses publications “originales” mais qui pataugent dans les mêmes eaux encore et encore. Je ne serai au passage pas étonné qu’il se vende mieux que 80% de ce que j’ai pu traduire en 10 ans de carrière… C’est ça, la puissance d’une telle licence.

Bref, un récit efficace qui devrait plaire aux fans (ça, je ne peux que le supposer) et qui en tout cas fut un bon moment de détente pour moi.

Au menu en 2019

Après le bilan 2018, il est temps de parler de cette année 2019 !

Traduction :

Une année sous le signe de Steven Erikson...
Dès le mois prochain en principe, je vais retrouver l'univers du Livre des Martyrs, avec la traduction du tome 6, The Bonehunters. Un pavé de plus de 1000 pages m'attend... Autant dire que je vais travailler dessus de longs mois.
Ensuite... j'ai potentiellement plusieurs pistes, mais rien de finalisé à cette heure. Il va falloir mener ça en parallèle, bien entendu. Donc, chers amis éditeurs… Call Me Maybe.

Ecriture :

L'an passé, j'ai eu la chance de publier deux romans la même année, et même à une semaine d'intervalle (!). Cette année 2019 sera plus "calme" et avant tout placée sous le signe de... l'écriture justement, en prévision de 2020. Mais pas que mine de rien, loin de là !

A Célestopol
Ma “fameuse nouvelle” Toungouska, située dans l'univers de Célestopol, ne devrait plus tarder du côté de l'anthologie de Damien Snyers, Donnez-moi des nouvelles. J'espère vous en reparler bientôt, pour de bon cette fois !
Toujours du côté de la Lune, en cette année des cinquante ans de la conquête de notre satellite, je participe à une anthologie destinée à présenter le genre steampunk, chez Oneiroi éditions. Il s'agit d'un texte de 50 000 signes environ, répondant au thème "écologie et folie technologique".
Et j'ai même une troisième nouvelle de prévue...

Tout ça pour dire que 2019 sera aussi une année Célestopol, et ce pour différentes raisons encore.
Tout d'abord... Ah, mince, c'est que je ne peux pas encore en parler ! Mais ce n'est plus qu'une question de jours... Le très gros morceau, c'est bien sûr mon projet de nouveau recueil dans cet univers, désormais baptisé Célestopol 1922. Comme ce nom de code le laisse entendre, toutes les nouvelles, sauf deux, se dérouleront la même année en ville (et ailleurs.). J'espère qu'il pourra être près pour la fin de l'année. Pour l'instant, je dirai que j'en suis à peu près 40% d'un premier jet "viable".

Sur les terres de L’Empire du Léopard
Mon autre gros chantier sur un plan personnel, c'est donc un retour à l'univers de L'Empire du Léopard. Il ne s'agira pas d'une suite, mais d'un autre one-shot, se déroulant 25 ans après L'Empire, et toujours dans la péninsule de la Lune-d'Or. Le seul personnage en commun entre les deux romans sera le capitaine mercenaire Artemis Cortellan. Pour le reste, vous retrouverez une large majorité des ingrédients déjà présents dans l'Empire, mais dans un roman plus dense et... plus court !
Il devrait arriver au printemps 2020, toujours chez Critic.
Mais avant l'année prochaine, il sera possible de replonger dans cet univers-là, puisque j'ai eu le plaisir d'être invité à participer de nouveau à l'anthologie du Salon Fantastique - après l'édition 2018. Dans cette nouvelle, il sera plus précisément question... d'alchimie.

Autre :
Ce premier semestre 2019 sera également très dense, avec la mise en branle désormais tout à fait concrète de mon projet commun avec Anthelme Hauchecorne, à destination d’un lectorat Young Adult. J’espère que nous aurons l’occasion d’en reparler très bientôt là aussi.

Et surtout… meilleurs vœux à toutes et tous pour 2019 !

En attendant Noël

Tiens, ça me fait penser que je n’ai pas encore entamé la rédaction de mon bilan 2018…
Bon, ce sera pour la prochaine fois !
En attendant justement le 24 ou le 25, que vous dire sur ces dernières semaines ? Il y aurait pas mal de petits ajustements à faire sur ce site pour les refléter ! Tout d’abord, par ici, avec un changement de titre, toujours provisoire, pour un certain projet à quatre mains… avec une après-midi de travail en commun si intensive qu’il a fallu passer par la case restaurant indien !
Et qui dit fin de l’année, dit aussi classement en tous genres et conseils pour le sapin… Ayant été moi-même gentiment sollicité, vous pouvez retrouver mes idées sur JustAWord ou ActuSF. Décembre est aussi pour moi souvent l’occasion de “rattraper” mon “retard’ en termes de chroniques de romans. A retrouver évidemment sur Elbakin.net.
Il a également été encore question de L’Empire du Léopard, ici ou notamment.

Mais il y a aussi eu du nouveau côté traduction !
En effet, cet automne, j’ai aussi plongé dans l’univers de… Warhammer 40K ! Alors, évidemment, les romans dérivés ont souvent mauvaise réputation, mais Games Workshop semble vouloir faire de vrais efforts pour améliorer les choses depuis quelques temps, y compris côté traduction, et Honourbound, le roman de Rachel Harrison fut une belle découverte, qui plus très accessible pour moi qui connaissais mal ce vaste univers. Très sincèrement, je pense que l’autrice a un vrai talent et ce fut une traduction très agréable.
Je sors presque étonnement content de cette expérience.

Voilà, voilà pour le moment !

Jour de sortie : Au rythme de ton souffle

Eh oui !
Nouvelle traduction signée de ma main aujourd’hui même en librairie : et il s’agit cette fois du dernier Nicholas Sparks, Au rythme de ton souffle, à savoir le vingtième ouvrage du “roi du roman d’amour” (ce n’est pas moi qui le qualifie ainsi !).
On est très loin de Steven Erikson, c’est certain ! En même temps, j’apprécie de ne pas toujours œuvrer dans le même domaine littéraire et de découvrir de nouveaux horizons. Et si Stephen King aime le Maine, Sparks privilégie en général la Caroline du Nord… mais pas que, puisque cette fois, on se rend notamment au Zimbabwe.
En tout cas, comme je le disais sur la page dédiée au roman, n’oubliez pas, chers visiteurs venus ici pour Nicholas, que son traducteur fait aussi autre chose. :-)

Et surtout, bonne lecture !

Nouvelle activité : retour à l'université et Master Traduction

Eh oui.
Je l’avais déjà laissé entendre deux ou trois fois ces dernières semaines, mais pour cette nouvelle année (scolaire), je vais “jouer” les vacataires dans un cursus de Master Traduction.
En effet, je vais remplacer pour l’occasion le grand Lionel Davoust, concernant le cours des outils (informatiques) du traducteur, à la Faculté de Lettres, Langues et Sciences Humaines d'Angers. Des outils souvent mal connus (plus qu’il n’y paraît en tout cas) et surtout en perpétuelle évolution.

C’est une responsabilité que je suis évidemment très loin de prendre à la légère, aussi bien envers Lionel, qui a eu la gentillesse de souffler mon nom, qu’à l’égard des élèves et de l’université elle-même.
Ce sera aussi ma première expérience d’enseignement. Je suis par ailleurs convaincu que de nombreuses traductrices et de nombreux traducteurs auraient tout à fait pu se charger de ces heures de cours à ma place, ce qui me rend d’autant plus décidé à faire de mon mieux !

Alors, rendez-vous début octobre dans la salle D138 pour mes 3 premières heures !
Enfin, rendez-vous là-bas si vous êtes inscrits dans ce Master, évidemment. ;-)

PS : bon, je ne ferai pas ça en revanche.

"Les Jardins de la Lune" arrive en librairie !

Illusration de couverture : Marc Simonetti 

A peine un mois après la sortie de L'Empire du Léopard et trois semaines après celle de Poussière fantôme, voilà que je reprends cette fois ma casquette de traducteur, au cours d'un printemps décidément très chargé ! 
Point d'orgue d'une aventure au long cours et en même temps menée tambour battant - en moins d'un an, pour boucler l'ensemble de cette affaire ! - la parution du roman de Steven Erikson ce 18 mai, à moins d'une semaine des Imaginales, marque forcément une étape importante. 
Celle du retour en France d'un auteur majeur du genre, qui n'a précédemment pas su, ou pu, rencontrer son public par chez nous.
Espérons que les choses changent avec les éditions Leha !


Et, peut-être, un peu, grâce à mon travail de traduction. En tout cas, sachez que j'ai fait tout mon possible et que j'ai mis tout mon cœur dans ce travail, avec, comme toujours, un petit coup de chapeau à mon comparse Nicolas Merrien pour son rôle de "superviseur", en tant que spécialiste ultime de l'auteur. 
D'ailleurs, si vous voulez en savoir plus sur cette aventure éditoriale épique et sur l'oeuvre et le cycle des Malazéens en tant que tel, je vous invite, évidemment, à prêter une oreille à l'écoute du dernier podcast en date d'Elbakin.net, consacré justement à Steven Erikson.
Le monde est tout de même bien fait ! 

Modeste hommage aux correctrices et correcteurs

J'en avais touché deux mots le temps d'un tweet et d'une anecdote amusante, mais... 
Voilà un travail précieux qui mérite bien mieux ! Alors que je me retrouve à relire trois bons à tirer en 15 jours à peine, je prends un peu plus conscience encore de l'importance de pouvoir compter sur quelqu'un de compétent dans ce domaine. 

 

Eh oui, le rôle de correctrice/correcteur, ce n'est pas seulement de relire attentivement un texte pour traquer les coquilles, même si c'est évidemment important. J'estime par exemple être plutôt bon en grammaire et orthographe (merci l'école, merci Maman !), mais même en traduisant souvent de la fantasy, j'avoue que je ne me souvenais absolument pas que "Votre Altesse" s'écrit avec une majuscule à "Votre", tout comme je n'avais pas réfléchi à comment présenter la péninsule de la Lune d'Or sur les règles se rapportant aux noms géographiques (Pour info, il a été décidé de calquer ça sur le "cap Vert/ les îles du Cap-Vert"). 

Encore plus quand il s'agit d'un roman à soi et pas d'une traduction,  on se retrouve happé jusqu'au cou - moi, en tout cas, oui - par l'histoire, les personnages ou l'univers en question. Il n'est pas impossible de prendre un peu de recul, surtout si vous avez pu laisser reposer un temps votre texte. Mais cela se révèle tout de même ardu.  
Chaque cas est bien sûr différent. Avec Poussière fantôme, j'ai développé le roman sur plus d'un an, il a été travaillé par étapes avec l'éditeur et c'est aussi un texte assez court. Avec Les Jardins de la Lune, on parle d'un "monstre" (1.3 million de signes) mais c'est une traduction. Ce n'est pas mon histoire et il est forcément plus facile de s'en dissocier au moment des relectures et corrections (Il m'est même arrivé que l'éditeur ne me propose pas spontanément d'y jeter un œil, ce qui n'est pas le cas des éditions Leha, je précise, qui m'associent vraiment au processus). 

Mais avec L'Empire du Léopard,  il est également question d'un roman tout de même assez volumineux (plus d'un million de signes), qui a - par segments - beaucoup évolué en quelques semaines (Je l'évoque d'ailleurs un peu dans les remerciements).  D'où tout l'intérêt de pouvoir bénéficier du professionnalisme sans faille d'une correctrice comme Camille Mathieu, qui a permis au roman de gagner en fluidité et donc au style de bénéficier d'un vrai "lissage" d'ensemble. Sans parler de la chasse aux petites incohérences parfois cachées au détour d'une ligne, ou de propositions multiples en cas de phrase un peu "lourde", quand il ne s'agissait pas d'aller vérifier le sens d'un mot dans le dictionnaire Littré.  
Le nombre de commentaires et/ou de corrections ne fait pas tout, évidemment et on peut toujours faire du zèle. Mais je n'ai jamais eu l'ombre d'un doute dans le cas présent et je crois avoir validé 95% des commentaires de Camille. 

Bref, voilà tout ce me fait me sentir bien plus sûr de moi à quelques semaines maintenant de vous faire découvrir ce roman à paraître chez Critic !