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Petit tour d'actualité - juin 2018

Et un "coup de cœur" librairie de plus ! :) 

En coup de vent et entre deux textes à rendre... 

- Je l'avais déjà annoncé mais ça se rapproche à grands pas, alors sachez que je serai bien en dédicace à Grenoble, samedi 15h, chez Omerveilles, librairie spécialisée. 
Oui, le match de l'équipe de France a lieu cet après-midi-là, mais comme les Simpson ont déjà prédit le résultat de cette Coupe du Monde de toute façon... 

- Retour aux Imaginales en attendant, avec le site Actusf, qui a mis en ligne la "version longue" de mon entretien vidéo avec eux, au sujet, très largement, de L'Empire du Léopard. C'est à voir, eh bien, ci-dessous !

- En principe, je devrais avoir bientôt deux ou trois autres "petits" trucs à annoncer sous peu... J'espère. :-) 

 

Un hiver à Célestopol : nouvelle audio, etc...

Photo : Axelle Marchant 

J'ai la chance de voir Célestopol toujours dans l'actualité près de neuf mois finalement après la sortie du recueil. 

Tout d'abord, et de loin sans doute l'information la plus importante de ce billet, la mise en ligne sur le site Coliopod d'une version audio d'Oderint dum metuant, l'une des nouvelles-clés de Célestopol, lue par nul autre que Stefan Platteau en personne. 
Je ne remercierai jamais assez Stefan, ainsi que Cédric Jeanneret, l'instigateur du site, pour cette opportunité. SI vous avez environ 50 minutes devant vous, je vous invite à tenter l'expérience. C'est un bon complément à la lecture des premières pages (Oui, je fais mon camelot, ça arrive !). 

Et Célestopol poursuit ainsi son bonhomme de chemin de façon plus générale. 
Deux exemples tout récents encore : 

- La chronique de SyFantasy, plus que positive (je ne vois pas comment le dire autrement).
- Une interview de votre serviteur sur le site Les Pipelettes en parlent

Bref... voilà un univers qui vit (ci-dessus, une peinture de Jean-Baptiste Leducq) !

 

Le village est de sortie

Mine de rien, on en arrive à deux semaines depuis que les premiers acheteurs ont reçu leur exemplaire du roman. 
Comme en clin d’œil, je m'étais dit que je pouvais demander une petite photo à celles et ceux qui le voulaient bien, histoire de voir toute une ribambelle de livres apparaître ! Y compris moi, finalement servi au Canada ! Merci Chronopost...
Et merci à vous ! 
Même avec quelques jours de recul désormais, c'est encore une vraie émotion pour moi que de (re)voir ces clichés. Et vous avez échappé à "C'est la fête au village" comme titre de ce billet, ouf. 

Du côté de l'accueil fait à mon premier roman, je touche du bois pour le moment ! Fatalement, viendra le jour où quelqu'un détestera cette histoire, mais je n'ai pas à me plaindre des premières chroniques et/ou avis sur Babelio
Concernant l'avenir, j'en ai déjà parlé ici ou là, mais je comptais aussi proposer quelques "scènes coupées" du roman dans une sorte de "Post-Mortem" comme cela se fait dans le jeu vidéo par exemple, quand on revient sur la création d'un jeu, ici d'un roman. De quoi patienter de mon côté, car malheureusement, la parution de l'anthologie Gentlemen mécaniques dont je vous ai déjà parlée a été repoussée de quelques semaines. Croyez-moi, j'en suis le premier déçu et surtout encore plus impatient de vous faire découvrir l'univers de Célestopol !

Au passage, j'ai donné une interview sur le site de mon éditeur et j'en donne actuellement une autre, en plusieurs parties et en répondant aux questions des lecteurs, chez Book en Stock. Nous en sommes à la troisième partie ! 

3 questions à...

En avril, au détour d'un billet, je vous avais proposé de me poser des questions sur le métier de traducteur... Avec, soyons fous, l'idée d'en sélectionner 5.
Mais la vie est bien faite, puisque je n'ai même pas eu besoin de trancher. ;-)
Voici (enfin...) un retour là-dessus, avec les réponses aux trois questions que j'ai reçues.
 

Question de Sheila.
En tant que traducteur, au moment où tu reçois une nouvelle traduction à faire, comment commences-tu ? Lis-tu tout le livre une ou plusieurs fois et ensuite tu traduis ? Est-ce que tu traduit direct, mot à mot et ensuite t'y mets du sens, est-ce que tu lis en vo, note des éléments et ensuite tu relis pour compléter ? Bref... Comment attaques tu une nouvelle traduction ?

Eh bien, l'idéal évidemment, c'est de pouvoir lire le roman à tête reposée avant de l'entamer. Parfois, on peut simplement prendre quelques chapitres d'avance sur soi-même, mais c'est toujours ça de gagné. Mais une fois lancé, je reste... sur ma lancée. Je traduis chapitre par chapitre, en général aussi vite que possible, et je reviens ensuite sur mon texte via plusieurs relectures. L'autre approche consiste souvent à avancer plus lentement mais à rendre un premier jet quasiment parfait. J'avoue que j'ai plus de mal avec cette méthode de travail à titre tout personnel. Je me sens en quelque sorte "soulagé" de finir le premier jet du roman tout entier.
Sans doute une peur toute scolaire de rendre une copie blanche !

Question d'Antoine.
Quels sont tes rapports avec les éditeurs ?


Ce sont bien sûr des acteurs incontournables ! Maintenant, comme partout, en général, on est plus à l'aise avec quelqu'un avec qui on a pu échanger de vive voix, etc, qu'au bout d'un simple mail... En général, j'y tiens, car il y a des exceptions comme partout ! Avec le recul, j'aurais sans doute eu beaucoup de mal à travailler avec certaines personnes. Mais on ne peut pas tout accepter sous prétexte que l'on doit rendre un texte bien entendu aussi soigné que possible. Même si certains choix n'ont rien de facile. Jusqu'à maintenant, je m'estime chanceux.

Question de Mathieu.
Les éditeurs répètent que la situation est de plus en plus dure. C'est vrai ?


Pour répondre d'un mot : oui. Et on tombe assez vite dans un cercle vicieux : moins de ventes, moins de titres, moins de traductions ! C'est aussi simple que ça. Quand on est traducteur, on sait bien sûr que l'on est avant tout un "mercenaire des mots" et que comme tout mercenaire, il arrive parfois que personne n'ait besoin de nous engager... Alors il faut savoir rester prudent, tenter de se diversifier, et je dois dire que j'ai aussi la chance d'avoir une compagne qui travaille. Ça compte.
 

Sortez les violons !

En avril, planning et timing

(Et "Ne te découvre pas d'un fil", un proverbe qui n'a d'ailleurs jamais été aussi vrai qu'au Canada, si je puis me permettre.)

Ah, Bologne et Londres pour ce qui est des salons pros, les vacances de printemps en prime... voilà déjà trois bonnes raisons de se retrouver avec des éditeurs fort occupés !
Pour le reste, je le disais déjà dans un billet au début du mois, mais j'espère pouvoir tout bientôt en finir avec la discrétion et le teasing, deux outils que je manie plutôt bien mais qui demande à être remplacés eux aussi.
Et tel Moss, j'ai justement fini mon verre de lait cette fois...


Histoire de patienter et comme c'est un peu la mode, si vous avez des questions à m'adresser sur le métier de traducteur ou même sur Elbakin.net, je pourrais toujours en sélectionner 5 (si j'en reçois cinq évidemment !) et m'engager à y répondre ici avant la fin du mois.

(En fait, je me rends compte que c'est une drôle de façon de vouloir se changer les idées que de discuter de son "domaine" d'activité, mais bon...)

Une semaine d'interviews

En dehors d'occasions très spéciales, comme une nouvelle traduction du Le Seigneur des Anneaux, les traducteurs ne sont tout de même pas interviewés si souvent. 
Alors quand je me retrouve à répondre à deux interviews la même semaine, ça se remarque.

C'est toujours l'occasion de revenir sur ce que l'on peut qualifier de "parcours", de m'interroger sur ma traduction préférée (un exercice difficile, mais je dirais peut-être La Cité des Dieux), voire de sourire quand on me demande si un traducteur peut "imposer" ses tarifs à un éditeur (me faire signe dans ce cas pour m'enseigner votre méthode, votre prix sera le mien) !

Un autre entretien plus tôt dans la semaine, par mail cette fois, m'a également permis d'aborder mes relations avec les éditeurs (entre autres sujets évoqués), par le prisme d'Elbakin.net cette fois, et non mon "vrai" travail de traducteur. Là aussi, ce fut malgré tout l'occasion de sourire, quand on songe au grand bluff dont il est parfois question de leur part concernant notre "rôle prescripteur".

Pour le moment, ces entretiens ne devraient pas se retrouver en ligne car ils concernent d'une part un colloque et de l'autre un projet professionnel étudiant. Mais si les choses changent, je vous tiendrais au courant.
Non pas pour parler de moi, mais plus largement de ma profession.