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Entre deux textes à rendre - 16

Et c’est reparti !
Avec l’automne, il est temps de reprendre la plume, mais pas que.

Kaboul :
Autant le dire tout de suite, cette nouveauté signée Michael Moorcock, l’un de mes auteurs préférés de toujours, a été ma plus vive déception des dernières semaines. En dehors de deux/trois visions à la hauteur du bonhomme, cette plongée dans un monde en déliquescence au bord de l’apocalypse de la 3e Guerre Mondiale s’avère le plus souvent bien fade, à l’image de son personnage principal.
Même en admettant le parti pris d’un protagoniste désabusé et se laissant porter par le courant, le tout manque de rage et de démesure. Le propos n’’en demeure pas moins intelligent, parfois glaçant. Mais qui aime bien, châtie bien.


Prey :
Depuis le temps que j’attendais de pouvoir me mettre sérieusement au dernier né d’Arkane Studios (Dishonored)… Ce reboot n’ayant plus rien à voir avec l’original est sans aucun doute à mes yeux l’un des jeux de l’année, aussi bien pour son gameplay que pour sa patte graphique (ah, cette direction artistique classieuse !) en passant par… son scénario, mais oui.
Comme souvent avec Arkane, on est dans ce registre au-delà du “simple” FPS défouloir, aussi jouissif soit-il.
Maintenant, il est temps de passer à Mooncrash !

Whitey Ford's House of Pain :
Des années maintenant que l’on n’avait pas entendu résonner le timbre chaud d’Everlast…
Toujours entre rap et blues, il revient cette fois avec un disque ma foi classique, mais efficace en diable, porté par des textes ciselés.
De quoi tourner généreusement sur la platine.

Un hiver à Célestopol : nouvelle audio, etc...

Photo : Axelle Marchant 

J'ai la chance de voir Célestopol toujours dans l'actualité près de neuf mois finalement après la sortie du recueil. 

Tout d'abord, et de loin sans doute l'information la plus importante de ce billet, la mise en ligne sur le site Coliopod d'une version audio d'Oderint dum metuant, l'une des nouvelles-clés de Célestopol, lue par nul autre que Stefan Platteau en personne. 
Je ne remercierai jamais assez Stefan, ainsi que Cédric Jeanneret, l'instigateur du site, pour cette opportunité. SI vous avez environ 50 minutes devant vous, je vous invite à tenter l'expérience. C'est un bon complément à la lecture des premières pages (Oui, je fais mon camelot, ça arrive !). 

Et Célestopol poursuit ainsi son bonhomme de chemin de façon plus générale. 
Deux exemples tout récents encore : 

- La chronique de SyFantasy, plus que positive (je ne vois pas comment le dire autrement).
- Une interview de votre serviteur sur le site Les Pipelettes en parlent

Bref... voilà un univers qui vit (ci-dessus, une peinture de Jean-Baptiste Leducq) !

 

Entre deux textes à rendre - 4

Et contrairement à la dernière fois, je suis bien à nouveau entre deux textes à rendre et je ne vais pas m'en plaindre, croyez-moi !

Atlas des Cités Perdues :
On ne va pas se leurrer, il s'agit là typiquement du genre d'ouvrages que j'aurais pu qualifier "d'attrape-nigauds", que l'on achète sur un coup de tête en dernière minute quand on cherche un cadeau supplémentaire pour Noël.
Et ce n'est pas tout à fait faux. Pour 25 euros, l'objet lui-même n'est pas aussi soigné qu'on pourrait le croire, sur le fond, on reste vraiment dans le survol la plupart du temps, la maquette est.. sobre... Mais on se prend tout de même vite à rêver devant cette succession de lieux à la fois si réels et lointains. Personnellement, je n'avais jamais entendu parler, me semble-t-il, d'Epecuen, je dois bien l'avouer.
Mais peut-être à offrir ou se voir offrir, c'est selon...

 

Tearaway Unfolded :
On ne va pas se mentir là encore, ma PSVita n'a pas beaucoup servi et prend actuellement la poussière. Mais je crois que je ne regretterai jamais son achat, pour la simple et bonne raison que j'ai pu découvrir Tearaway fin 2013.
Cette patte graphique (à base de... papier, de toutes couleurs, formes, etc...), son atmosphère (la musique, l'histoire mine de rien, malgré ses mécaniques de "simple" jeu de plateformes/réflexion...) et surtout une incroyable fraîcheur m'ont vraiment marqué. Alors, comme pour Journey d'ailleurs, je suis bien content de le voir revenir dans une nouvelle mouture, toujours signée Media Molecule cette fois sur Playstation 4. Et si ces quelques lignes n'ont pas su vous titiller, peut-être qu'un trailer tout mignon y parviendra ? Apparemment, le saut sur console de salon est réussi, malgré la disparition du tactile façon Vita.

Miguel - Wildheart :
Honnêtement, Miguel, ce n'est pas vraiment le genre d’artiste que j'ai l'habitude d'écouter. Je ne l'ai découvert qu'il y a quelques mois, avec la sortie de son troisième album, après avoir vu une bonne critique dans Rolling Stone. En novice du genre, je dirais simplement que si je n'apprécie pas tous les morceaux, pour des questions de rythme parfois, certains sont vraiment au-dessus du lot avec une qualité d'écriture mine de rien assez bluffante.
J'en veux pour preuve Coffee, sans doute... la meilleure chanson jamais écrite sur le café. Bon, je plaisante, puisque ce n'est pas le réel sujet du morceau... et pourtant, ça en dit long.
Parfait pour débuter la journée. Et le monsieur est quand même mieux avec des cheveux !

15 ans

1er septembre.
La rentrée pour certains, un anniversaire un peu particulier pour d'autres.
En vrai, j'ai déjà tout dit sur Elbakin.net justement, un peu plus tôt. Si ce billet sonne un peu comme un "au-revoir", désolé, ce n'était pas le but recherché. ;-)
J'ai toujours autant de plaisir à discuter de mes lectures et à dénoncer ouvertement celles que je ne trouve pas au niveau, mais je me pose toujours autant de questions à la perspective de franchir une certaine barrière, comme d'autres avant moi.
Ah, et dire qu'il n'est même pas 11h du matin au Canada ! Le temps s'écoule si vite et je suis encore là à m'interroger.

Je reprendrai simplement ma "citation du jour" pour conclure :

La croisée des chemins. La ronde des jours, des saisons et des années. La vie offrait parfois l'amour, souvent le chagrin. Pour qui avait la chance, une amitié sincère.
Les Chevaux Célestes

Une petite recommandation, c'est dans la poche

La collection Hélios (la collection poche des Indés de l'Imaginaire) m'a gentiment demandé si j'avais un titre de leur catalogue à recommander aux lecteurs...

Et je me suis exécuté avec plaisir ! Avoir l'opportunité de mettre en avant un roman que l'on a particulièrement apprécié et que l'on estime un peu oublié, comment dire non ?

J'ai donc choisi Nécromancien de Robert Holdstock, cf le visuel ci-contre. Pour un avis plus complet, je vous renvoie aussi à ma chronique d'époque sur Elbakin.net, évidemment.

Retour sur l'aventure SciFiNow

C'est indiqué dans l'édito de ce 12eme et dernier numéro de SciFiNow, paru voilà quelques jours maintenant : l'aventure se termine ici.

Lorsque nous avons été contactés sur Elbakin.net à l'initiative de Mathieu Saintout il y a un peu plus de deux ans maintenant pour participer à cette histoire, j'avoue que je n'ai pas hésité longtemps. Quitte à ce que ce nouveau magazine propose une section de chroniques de romans... autant nous en charger nous-mêmes ! Certes, je n'estime pas qu'Elbakin.net détienne la vérité absolue dans ce domaine ou un autre, mais je pense évidemment nos papiers de qualité, et toujours honnêtes dans leur approche. Qui plus est, se retrouver partenaire d'un tel magazine nous permettait sans doute de toucher des gens qui ne connaissaient pas le site. 

Pendant deux ans donc, j'ai donc préparé tous les deux mois une sélection des chroniques de romans disponibles sur Elbakin.net. Dans quelle optique ? Eh bien, dans le but le plus souvent de mettre en avant nos coups de cœur plutôt que d'accorder de la place à des romans qui ne le méritent pas. Là encore, quitte à profiter de la visibilité proposée par un magazine tiré à plusieurs milliers d'exemplaires, autant parler d'ouvrages qui nous ont vraiment plu.   

C'est ce que j'ai tâché de faire du mieux possible, en tentant aussi de profiter de cette sélection bimestrielle pour montrer à ces nouveaux lecteurs quelle était et quelle est toujours la ligne directrice du site. C'est à dire la recherche de titres de qualité, aussi bien sur le fond que sur la forme, mais sans renier une certaine dimension divertissement ou dépaysement qui compte tant pour certains amateurs de fantasy. Être classique n'est pas un problème : mais rester prévisible, redondant, sans imagination, sans vie, nettement plus.

Je voulais profiter de ce billet pour remercier l'équipe éditoriale de Panini qui ne m'a jamais imposé aucun choix, ni insister pour qu'on mette en avant des ouvrages Eclipse. Il se trouve juste que ceux-ci étaient bons. Eh oui, parfois, ça aide, même si malheureusement, "pousser" un roman ne suffit pas toujours à en faire un succès. En tout cas, pas pour nous. J'ai aussi appris au contact des autres acteurs du magazine (Glissons un salut amical à Aurélien Vives que j'aurais souvent embêté par mail).
Même si c'était donc parfois le cas, se reposer sur un simple copier/coller était loin de constituer la solution idéale. Il fallait donc recontextualiser l'ouvrage, ne pas faire trop court ou trop long, ne pas oublier que l'on ne s'adressait pas au public d'habitués du site... Relire une chronique datant de plusieurs mois représente également un exercice pas toujours très agréable mais utile, afin de parfaire son propos.

Au bout du compte, cette participation a-t-elle radicalement changé Elbakin.net ? Non. Nous n'avons pas vu des centaines de personnes nous rejoindre sur le forum ou ailleurs. Impossible de cliquer directement sur un lien depuis son exemplaire papier ! La presse des années 2010 ne le permet pas encore.
Un magazine, hors revues visant un public "de niche", est-il condamné à ne pas marcher, du moins à moyen terme ? De mon point de vue, ce n'était pas tant une question de manque de lecteurs (ils étaient là) que de marché très difficile depuis quelques années. Après tout, si la licence SciFiNow se révélait pour ainsi dire inconnue en France, le magazine surfait beaucoup sur l'actualité et par exemple des séries TV grand public.

Ce fut donc une expérience enrichissante sur un plan professionnel et que l'on aurait bien sûr souhaité voir se prolonger. Ce n'est pas le cas. Tant pis mais nous n'avons pas à rougir de notre participation. Avec un peu de chance, des ouvrages de qualité ont gagné quelques lecteurs.
C'est déjà ça de pris.